France bis

Voici une sélection de photos avec leurs histoires ou commentaires, reprenant notre deuxième tronçon français : des Pyrénées Orientales à la frontière italienne. Août 2015. 

Boulou Boulou !

Le Boulou (Pyrénées Orientales). Le Boulou, premier village français après les Pyrénées. La sonorité du nom m’amuse, je descends les Pyrénées à toute vitesse en me répétant « le Boulou ! Boulou-boulou ! ». Cela fait rire Andrés qui entend « boludo », ce qui veut dire espèce d’idiot en Argentine !

Nous nous sentons donc légers et heureux de rentrer en France après trois semaines en Espagne. Devant nous : une rencontre familiale dans les Cévennes, et quelques amis à retrouver avant d’entrer en Italie. La mer Méditerranée nous montrera le chemin, mais pour l’heure, trouvons vite une boulangerie ! Un éclair au café et une tarte au citron, s’il vous plaît !

Artisan

Assise sur une confortable fenêtre

Cuxac-D’Aude (Aude). Je suis seulement un peu fatiguée…. et cette fenêtre était tellement confortable !

Rosa

Maraussan (Hérault). Rosa. Espagnole. De Valencia. Malgré tous ses soucis, elle a dansé pour nous une valenciana, dans la rue, toute seule, à 8 heures du matin, devant chez elle, en chemise de nuit. C’est beau la jeunesse !

Vieille dame au pain

Habitante au balcon, 1

Habitante au balcon, 2

Femme au marché de Ganges ( Hérault) et femmes au balcon, à St Laurent le Minier (Gard).

Lentitude

Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône). Pendant un petit séjour dans les Cévennes, occasion de retrouvailles familiales, nous avons fait un aller-retour en voiture à Marseille pour y retrouver un ami d’Andrés, Armando, musicien sur un bateau qui fait escale tous les dimanches à Marseille. Nous avons fait en voiture, en une journée, ce qui nous aurait pris 5 ou 6 jours à vélo, et nous avons eu l’impression d’aller très vite, et la mauvaise conscience de ce que l’on obtient trop facilement…. Mais ne crachons pas dans la soupe et allons prendre des photos de la mer. Ce jour là, nous n’avons pris que des photos avec des temps d’exposition très lents ( 30 secondes ou 1 minute), contrastant avec la vitesse de la voiture.

Promenade matinale en Camargue

Lunel (Hérault). A l’entrée de la Camargue, nous avons dormi au bord d’un canal. Avant de s’installer là, nous avons sonné à la porte d’une grande maison. Un homme nous a ouvert, accompagné de sa fille de 10-12 ans. Après avoir écouté l’histoire, il nous dit « non, je suis désolé, c’est non ». Sa fille l’a prié et supplié de dire oui : «  ce serait si sympathique ! », a-t-elle ajouté dans un surprenant français ! Mais pas même les demandes de la fille n’a fait fléchir le père : « ça suffit, rentre à la maison ! ». Nous avons continué et trouvé un bout d’herbe fraîche assez large pour la tente, en demandant aux moustiques de nous faire de la place. Le lendemain, dès notre réveil, des promeneurs passaient en saluant.

 Jean-Marc Allègre à la fête de St Laurent d’Aigouze (Gard), en Camargue, et la course à la vachette.
Lien vers le documentaire sur Jean-Marc et la course camarguaise :

https://www.youtube.com/watch?t=2&v=l1drRJT_ow8

La pause

Aigues-Mortes (Gard). Je cite Andrés, lorsqu’il prend cette photo : « ce que j’aime en France, c’est que les gens ne refusent jamais qu’on les photographie ! »

Magali et ses chiens

Images de « la Camargue profonde », comme dit Magali, la femme aux animaux, qui est d’ailleurs une amie de Jean-Marc.

Là où l’on voit les usines, c’est le complexe industriel de Port-Saint-Louis-du-Rhône (Bouches-du-Rhône), où Magali est née et a passé son enfance. Pour construire ces usines, les habitants qui vivaient là ont été déplacés. Ils doivent maintenant être les seuls à regarder ces cheminées avec un tendre sourire et des souvenirs de jeux d’enfant.

Depuis notre départ, nous avons croisé seulement deux familles qui voyagent à vélo. La première, nous l’avons simplement croisée, nous ne nous sommes pas arrêtés et nous l’avons regretté. Curiosité, admiration….Alors, nous nous sommes rattrapés avec la deuxième famille ! Leur premier voyage ensemble ? Toulouse-Mozambique !

Deuxième dimanche à Marseille : cette fois nous y sommes arrivés à vélo, et nous avons retrouvé l’ami Armando, descendu de son bateau. L’orage qui guettait depuis quelques jours a fini par éclater. Toute la journée, les gros nuages donnaient à la ville un air de fin du monde.

Entre Marseille et Nice, nous nous sommes éloignés de la côte. Cela nous a coûté quelques grimpettes, notamment sur la Sainte Beaume, mais nous avons été au centuple récompensés par la tranquillité et la beauté de la Provence.

Pétanque.

A Lorgues

Lorgues (Var). Nous prenons quelques fois la pause, pour envoyer à nos proches des photos de nous, prouver que nous sommes toujours là, chacun avec ses deux jambes et ses joues roses. Nous avons parfois l’air fatigués mais nous sommes heureux et confiants, désirant avancer, contre le vent et les côtes, s’il te faut ! Et il le faut…

La dernière photo de France

Menton (Alpes-Maritimes), ou juste avant. Bientôt, nous passerons la frontière franco-italienne, mais ce n’est qu’une manière de dire puisque nous savons bien qu’il n’y a plus vraiment de frontière.

Une cohorte de sentiments monte en nous : l’émotion de quitter la France, où nous avons roulé avec bonheur, où nous avons été gâtés par ses habitants, portés par sa beauté, touchés par sa diversité, le plaisir d’entrer sur une terre étrangère et d’en découvrir la teneur, la nostalgie de tant de bons moments déjà passés, et l’espoir d’autres à venir…

Depuis Nice, nous roulons tout près de la mer. Nous arrêtons pour quelques bains avec plus ou moins de plaisir : nous sommes fin août, mais les plages, étroites et à 5 mètres de la route, sont encore bien investies.

La côte nous attriste : qu’elle devait être belle, cette Riviera, avant d’être bétonnée et envahie et construite et re-construite et sur-construite ! Nous regardons ahuris tant d’immeubles les uns sur les autres ; les routes pour lesquelles il faut trop de tunnels, de ponts, de ronds-points et de pancartes ; les casinos, les parkings, les grues…. Dieu seul sait pourquoi on construit encore…

Ah, nous avons aussi traversé Monaco, mais de la Principauté huppée nous n’avons pas grand chose à raconter.

Parma, 10 septembre 2015
Textes : Clémence Egnell
Photos : Andrés Fluxa

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