Japon : le roman-photo

À deux jours de notre vol pour San Francisco, nous vous livrons les photos des trois mois que nous avons passés sur l’archipel. 

Illustrons, racontons d’emblée la première nuit passée à la campagne, près de Fukuoka (île de Kyushu). Le ciel est orageux,  nous cherchons un toit : une grange, un hangar, un garage que sais-je, un abri pour notre tente. Nous posons la question aux habitants d’un hameau. Non, c’est non, éternellement non. À croire que c’est si grave de camper dans une grange. Les voisins s’attroupent et se consultent, passent des coups de fil. Personne ne prend le risque de nous mettre au fond de son garage. Nous finissons par être guidés vers un supermarché désaffecté qui a le mérite de posséder encore un toit un chouia bringuebalant. Merci monsieur de nous avoir indiqué ce lieu charmant où vous n’auriez jamais dormi. Plus tard, nous cherchons un supermarché ouvert pour acheter de quoi dîner et croisons un homme et parlons un peu. Il fonce demander à sa femme, nous le suivons à toute allure (il ne nous a pas dit de le suivre, il fonce sans nous attendre), nous faisons le gué devant chez lui, mais cachés parce que nous ne sommes pas censés être là, mais finalement c’est oui, et ce furent eux nos premiers hôtes. 

Le lendemain, nous dormons dans un sanctuaire shinto. C’est notre première semaine au Japon, nous ne sommes pas encore familiers des us et coutumes du shintoïsme. Nous apprendrons plus tard que les marches d’entrée font partie du sanctuaire et qu’il faut se déchausser avant la première. Avec le temps, nous nous montrerons plus respectueux…

Nous dormirons souvent dans des temples bouddhistes et des sanctuaires shinto, la plupart du temps invités par les prêtres et moines qui les tiennent. Nous partageons alors la soirée avec les religieux et leurs familles et apprenons avec surprise que l’on est moine de père en fils. 

 

Nous avançons vers le sud, longeant la côte ouest de l’île de Kyushu. Nous dormons presque toutes les nuits chez des Japonais. À partir de maintenant, les nuits sous la tente sont de plus en plus rares car 1) la nuits tombe tôt ; les soirées sont longues ; il faut bien passer la soirée quelque part ; nous n’avons pas assez de livres et de films pour occuper tant de soirées sous la tente, 2) il fait froid, 3) nous ne nous lassons pas de goûter soir et matin la bonne cuisine japonaise et de dormir sous des couvertures sur des tatamis. Ci-dessous, un aperçu de ces rencontres.

En décembre, Andrés et moi avons séparé nos chemins : chacun de son côté, nous avons suivi une route différente.  » C’était trop bien !  » De ce bout-là, j’ai déjà parlé iciiciici, et 

Regardez maintenant quelques détails qui nous ont plus ou marqués… Pour n’en citer que quelques uns : la beauté (et la taille) des arbres, les machines à boissons PARTOUT même sur une route forestière, les onzens (bains chauds) en pleine nature, les pantoufles à l’entrée d’un « coin laundry », la folie des selfies, les kimonos en location dans les endroits touristiques, l’incroyable maillage de routes, les baguettes miniatures pour enfant (trop mignon), and so on.

 

Yohohama, Japon

le 19 février 2017

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A propos Clémence Egnell

Ce blog décrit, illustre et raconte des moments vécus sur ou à côté de nos vélos, sur les routes d'Europe, d'Asie et d'Amérique. Bonne visite ! Clémence Egnell et Andrés Fluxa
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